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Le Big Data au secours du pétrole et du Gaz

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29 septembre 2016 | Paris, France

Mercredi 28 septembre, à la surprise générale, les pays de l'Opep sont parvenus à un accord pour limiter leur production de pétrole, pour passer de 32,5 à 33 millions de barils par jour. Cette mesure, si elle est effective, devrait contribuer à désengorger le marché et permettre une remontée des prix. Ce « terrain d'entente » n'est cependant pas la seule piste pour atténuer les difficultés du secteur : l'exploitation des datas en est une.

De l'exploration à la distribution, les coûts sont examinés avec des précautions particulières sur toute la chaîne de valeur. Malgré tout, compte tenu des difficultés du marché, les exploitants Oil & Gaz les moins puissants sont en très grande difficulté : soit ils font faillites, soit ils sont rachetés. Pour preuve, 67 entreprises américaines Oil & Natural Gas on fait faillite en 2015, soit un bond de 379% en une année, d'après CNN Money .

Des capteurs à but curatif

Les plus grands tentent, eux, de s'adapter et se contentent finalement de marges inférieures. Mais tout n'est pas perdu. Des moyens permettant de valoriser toute la chaîne de valeur, et mettre en œuvre des mécanismes pour tirer profit de ce qui n'est que peu ou pas encore exploité, existent.

L'industrie du pétrole et du gaz n'a pas attendue la vague de l'Internet des Objets (IoT) pour s'équiper en capteurs permettant de dresser la cartographie de la production, le contrôle de process et le fonctionnement des équipements qui la compose. Mais ces données en provenance des équipements ne sont souvent exploitées que dans un but curatif. Prendre l'état de santé des équipements pour prolonger leur durée de vie, tout en minimisant les coûts de maintenance et l'utilisation de pièces détachées, demande que l'on prenne en compte des informations qui ne sont pas toujours disponibles ou historisées.

Le cas des séquences marche/arrêt des machines en est un bon exemple. Ces informations sont pourtant utiles à la compréhension de leur fonctionnement. Souvent, elles sont simplement filtrées pour ne pas « polluer » les historiques d'exploitation qui, ne s'intéressent qu'au processus d'aide à la décision des opérateurs en cas d'anomalie de fonctionnement.

Mais ce n'est pas suffisant, pour extraire toute la valeur des données. Il est nécessaire de les croiser avec les données du système qui les composent : d'autres qui s'intéressent à leur exploitation comme les rapports d'intervention, de maintenance, les pièces détachées utilisées pour la maintenance ou les réparations… Objectif ? Créer une image systémique et utilisable opérationnellement.


Transformer les outils de production, une priorité 

Ces initiatives ne sont encore que trop rares dans l'hexagone comparées à l'Allemagne qui sert de modèle, avec notamment l'industrie 4.0. 

1/ Le contrôle des coûts (arrêter de perdre de l'argent) : par exemple, maîtriser les coûts des sous-traitants, optimiser la distribution…

2/ Pas d'interruption de la production (ne pas interrompre les revenus en maintenant toutes les infrastructures de production et de raffinage en activité) : à titre d'exemple, « écouter » les machines tournantes, les signes annonciateurs d'incidentologie…

3/ Créer de la valeur (faire plus de profit avec les produits finis à plus forte marge, être plus agile entre l'offre et la demande en distribution)

4/ Le renforcement d'une politique zéro incident (réutiliser les données pour anticiper les incidents)

Aujourd'hui, pour faire face à la crise l'une des solutions peut être de cartographier et fiabiliser la prise en compte des données pour transformer plus vite, mieux et moins cher. Les mesures d'efficacité et de contrôle des coûts doivent être des impératifs de l'industrie Oil & Gaz.

A PROPOS DE L'AUTEUR

Bernard Fourdrinier est consultant Senior Oil& Gaz Teradata pour la zone  Europe de l'Ouest, Europe du Sud et Moyen Orient.  Bernard Fourdrinier apporte son expertise (business consulting, industrie du contenu, stratégie, etc.) pour accompagner les négociations auprès des clients Teradata. Avant de rejoindre Teradata, Bernard Fourdrinier a travaillé pour Schneider Electric-Invensys Systems comme directeur général pour la France et l'Algérie.

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